Cinq minutes de réflexion à haute voix

24 mai 2011

LE RÊVE D'UN PASTEUR

 

LE RÊVE D'UN PASTEUR
Joseph Codina-Farrés, clarétain

J'ai rêvé d'une "communauté paroissiale":

- Où pasteurs et fidèles s'engagent "ensemble" pour rendre présent l'Esprit de Jésus dans leur quartier.
- Où l'Évangile de Jésus est présent dans tous les foyers.
- Où chaque chrétien se sent responsable de l'annonce de la Bonne Nouvelle auprès des personnes avec qui il partage la vie, le travail et les loisirs.
- Où on tient compte des capacités et de la disponibilité de chacun pour organiser la vie et la mission de la communauté.
- Où des groupes de chrétiens forment de petites communautés de foi, de vie et d'action.
- Où ces petites communautés se multiplient pour que l'Esprit de Jésus devienne une force créatrice qui se communique.
- Où chaque petite communauté est attentive aux besoins des personnes et aux possibilités d'évangélisation.
- Où les chrétiens de chacune des petites communautés se sentent solidaires de toutes les autres et aussi de la grande communauté.
- Où toutes les petites communautés se rassemblent avec les autres croyants pour célébrer leur communion en Jésus-Christ, dans un climat de joie et de fraternité.
- Où la grande communauté, vivifiée par la multiplicité d'expressions de vie humaine et chrétienne des petites communautés, devient une communauté créative dans ses célébrations, réceptive aux différentes formes d'expression des personnes, attentive à LA VIE.
- Où la célébration eucharistique est une célébration de la vie de chaque jour et, en même temps, imprègne de foi cette vie.
- Où les personnes et les familles dans le besoin trouvent dans la communauté l'aide et le soutien qu'il leur faut.
- Où les malades, les personnes âgées et les personnes seules expérimentent la chaleur de la présence et de l'amitié des autres.
- Où les jeunes trouvent leur place dans la communauté et puissent y dire leur mot: qu'ils puissent se retrouver en groupes d'amitié et d'engagement; qu'ils puissent se charger de l'animation chrétienne des jeunes; qu'ils puissent participer activement à la célébration de leur foi, dans des formes d'expression qui correspondent à leur sensibilité et à leurs besoins.
- Où les enfants sont respectés et écoutés, trouvent une catéchèse adaptée et dynamique, expriment leur foi dans des célébrations pleines de vie qui parlent leur langage.
- Où les familles chrétiennes développent le goût de prier et de partager.
- Où les couples puissent se rencontrer en petits groupes afin de partager la foi, l'amitié et de s'entraider dans les difficultés.
- Où les pasteurs sont, avant tout, hommes de communion: engagés à temps plein au service de la COMMUNION des humains avec Dieu et des humains entre eux. Une communion éclairée et soutenue par la PAROLE DE DIEU et exprimée dans l'EUCHARISTIE.
- Je rêve d'une communauté chrétienne qui se charge d'elle-même; où chaque baptisé se sent RESPONSABLE DE LA CONSTRUCTION DU RÈGNE DE DIEU dans son quartier, en solidarité avec les autres chrétiens et avec toutes les personnes de bonne volonté.
- Je rêve d'une communauté chrétienne composée de "chrétiens à temps plein", enthousiastes et créatifs, qui croient fermement en la force transformatrice de l'Esprit de Dieu en chacun de nous et dans le monde.

 


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25 novembre 2010

LA FOI "CHRÉTIENNE"

Donner Vie à la Foi et la mettre à jour

Joseph Codina-Farrés, clarétain


Une manière de voir et de vivre la Foi "chrétienne"

 Nous avons tous besoin de croire dans les autres. Pour grandir personnellement, d'une façon équilibrée et constante, je me rends compte que je dois accepter comme réelles des choses que je n'ai pas encore eu l'occasion de vivre. Quelqu'un qui ne croirait en personne ni en rien de ce qu'il n'a pas lui-même expérimenté, serait une personne condamnée à l'isolement.

L'observation de l'être humain me fait découvrir que nous avons beaucoup de possibilités que nous n'arrivons pas à expliquer ni à comprendre tout à fait. Cela est encore plus évident quand nous entrons dans la dimension spirituelle et dans ce qui est encore du domaine du futur.

Pour ma croissance et mon équilibre, je trouve "raisonnable" et même "nécessaire" d'accepter ce que Jésus est venu me révéler sur les dimensions de ma personne et de ma vie. Sa manière de vivre et ses enseignements, son expérience humaine et, surtout, le fait de sa vie au-delà de la mort du corps, me permet d'assumer la vie actuelle avec réalisme et espérance. L'éducation que j'ai reçue, ma réflexion personnelle et mes expériences de vie me portent à faire confiance à Jésus et à me faire confiance, à croire en lui, en moi et dans les autres et, encore plus loin, à croire en ceux qui, laissant leur corps, sont entrés dans ce que lui-même appelle: "la vie éternelle".

La foi chrétienne est d'accepter cette personne si spéciale et unique, et accepter aussi la vision qu'elle me donne de la vie actuelle et future, et de la mort corporelle. Accueillir et accepter Jésus comme "chemin, vérité et vie" pour les humains, ne me diminue en rien ni me limite; au contraire, je me sens appuyé et je vis avec plus de confiance et plus d'engagement ma réalité actuelle et, devant moi, je pressens l'horizon d'une croissance humaine qui n'aura pas de fin; une croissance qui ira bien au-delà de mon expérience corporelle, qui se montre caduque et limitée, et cet horizon me donne la force pour accepter de vivre dans un corps qui, malgré mes efforts pour le maintenir en forme, s'épuise et vieillit.

Malgré les apparences, ma personne a un futur qui, pour l'instant, m'apparaît encore "mystérieux"; mais la confiance et la foi en Jésus me disent que ma personne trouvera, un jour, sa pleine réalisation dans l'amour et la communion avec les frères et sœurs et avec Dieu lui-même. Parce que je crois en Jésus, je crois plus encore en la personne humaine, en moi et dans les autres. Plusieurs diront que c'est une illusion et une utopie; je le vis comme une réalité qui m'aide à grandir et à vivre avec plus de sérénité et plus de sens; une réalité qui m'apporte la paix. C'est pourquoi j'aime la partager avec les autres, en respectant le monde personnel de chacun.


 jc / Source: Feuillet Claret  du  7 novembre 2010



 

 

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07 mai 2010

AMOUR OU INTÉRÊTS ?

CINQ MINUTES de réflexion à haute voix
Joseph Codina-Farrés



AMOUR OU INTÉRÊT?

 

  Le langage nous permet de découvrir les sentiments profonds des personnes. La prière est un langage qui exprime notre foi. Aujourd’hui, je voudrais m’arrêter sur certaines phrases que beaucoup de chrétiens disent souvent: «Je prie quand j’en ai besoin... Je vais à la messe quand j’en sens la nécessité...» et toutes sortes d’expressions du même genre.

Si nous les analysons, nous découvrirons qu’elles cachent, au fond, une conception très utilitaire de la foi et de Dieu. Dieu devient comme une «machine distributrice» qui doit donner ce qu’on lui demande: Je lui offre des prières ou des sacrifices et, lui, doit me retourner protection et aide.

Cette manière de voir la prière est très éloignée de celle que Jésus nous propose dans l’Évangile. Il nous propose une relation interpersonnelle avec Dieu, une relation basée sur un amour gratuit, spontané et généreux, comme celle d’un enfant avec ses parents. Une telle relation nous aide à vivre et nous motive. Nous devrions parler plus souvent avec Dieu, simplement, parce que nous l’aimons. Mais, surtout, nous devrions écouter ce que Jésus nous dit et nous propose dans l’Évangile. C’est lui qui nous a demandé, comme amis et disciples, de nous réunir régulièrement autour de la table pour revivre ce «Dernier Repas» qu’il a célébré quelques heures avant d’être trahi et de mourir sur la croix. Nous, les chrétiens, nous avons choisi de le faire chaque dimanche, le jour de la «Résurrection»; non pas par intérêt, mais par amour.

Si un jour, la prière ou la messe signifiaient une «obligation» ou seulement un «moyen pour obtenir quelque faveur», nous devrions nous questionner sérieusement sur notre manière de vivre la foi. Peut-être serions-nous en train de vivre cette religion de formules et de pratiques magiques que Jésus a tant combattu, parce qu’elle détruisait la relation des humains avec Dieu, notre Père, qui nous aime au point de nous donner ce qu’il a de plus précieux: son Fils.

L’amour authentique n’agit pas par intérêt; l’amour est accueil de l’autre et don de soi-même à la personne aimée. Ainsi, si je prie et que je vais à la messe seulement quand j’en ai besoin, serait-ce parce que je n’aime pas encore Dieu comme mon Père, et que je n’ai pas assimilé la Bonne Nouvelle de Jésus?



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jc / Source : Feuillet Claret # 209

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10 novembre 2009

POURQUOI ONT-ILS TUÉ NOTRE PÈRE?

CINQ MINUTES de réflexion à haute voix
Joseph Codina-Farrés

Pourquoi ont-ils tué notre père?

Novembre est un mois plein de souvenirs et de nostalgie. Dans notre imagination défilent facilement les visages de personnes aimées qui ne sont déjà plus avec nous. Aujourd'hui, j'ai été surpris par le souvenir de mon père, mort en août 1938, à la bataille de l'Èbre, dans une guerre injuste... Il nous a beaucoup manqué. Pourquoi l'ont-ils tué?

Il y a une mort inhérente à l'être humain. Le corps se fragilise ou vieillit et n'a plus la force de survivre. C'est une mort qui fait mal, mais qui peut se comprendre et s'accepter. La raison et la foi nous ont aidés à assumer la mort de notre mère. C'est une partie inséparable de son histoire et de notre histoire familiale.

Mais, notre père, ce jeune homme exubérant de vitalité et d'envie de vivre... pourquoi l'ont-ils tué? Pourquoi ont-ils laissé notre mère de vingt-sept ans veuve avec deux enfants? Pour nous, qui avons perdu un père ou un époux, les guerres sont toujours injustes, cruelles et abominables! Aujourd'hui, la télévision nous habitue à voir les victimes des guerres, des attentats, de la violence. On nous présente tout ça comme des faits divers, presque normaux, sans que nous nous préoccupions de la souffrance des familles qui perdent leurs enfants, des épouses qui perdent leur époux, des enfants qui restent sans père et, parfois sans père ni mère.

Pourquoi tant de guerres et tant d'homicides? Pour se protéger? Pour se maintenir au pouvoir? Pour posséder un morceau de pays? Pour s'approprier quelques puits de pétrole? Pour venger une offense? Pour augmenter ses richesses?... Au vingt-et-unième siècle, nous continuons d'organiser des "chasses inhumaines" entre frères d'un même pays, entre voisins d'un même village, comme s'il s'agissait d'un jeu... À force de contempler guerres et assassinats comme des faits normaux et quotidiens, notre société devient malade et se déshumanise. Chaque jour, on respecte un peu moins la vie humaine. À travers les films, nous exaltons la guerre et nous nous divertissons en voyant comment les gens jouent à se tuer... Et nous offrons aux enfants des jeux-vidéos qui leur montrent à éliminer les ennemis et développent en eux des sentiments et des attitudes violentes. Nous fabriquons des armes et des jeux pour enseigner aux enfants et aux jeunes à faire des guerres destructrices! Ensuite, nous nous plaignons qu'ils soient violents! Quels jeux offrirons-nous à nos enfants et nos jeunes pour Noël? Peut-être que nous chanterons et que nous nous souhaiterons la paix et qu'en même temps nous cultiverons la guerre et la haine.

Je continue de me poser la question du début: Pourquoi y a-t-il tant d'enfants qui sont restés sans père, sans mère et, souvent, sans maison à cause de la folie de ceux qui ont perdu le sens de la vie et du respect des personnes?


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jc / Source : Feuillet Claret # 186

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21 octobre 2009

OÙ CHERCHONS-NOUS LE BONHEUR?

CINQ MINUTES de réflexion à haute voix

 Joseph Codina-Farrés

 

Il y a quelques années, en regardant et en lisant la publicité d'une voiture de luxe,

j'ai écrit cette réflexion qui me semble encore actuelle.

 

Où cherchons-nous le bonheur?

 

Je viens de voir la publicité d'une supervoiture. Avec la voiture, on promet : "liberté, envie, conquête, rêve, puissance, aventure, sentiment, émotion, sécurité, équilibre, triomphe, créativité, espace, amour, caractère, divertissement, imagination, pouvoir, passion, succès, vie". Encore une chance qu'on n'ait pas osé promettre la vie éternelle! Je suppose que personne n'y croit, mais cette annonce exprime, d'une manière exagérée, les critères qui motivent notre société de consommation.

 

D'un autre côté, si nous analysons plusieurs films et bien des émissions de télévision nous constatons qu'ils présentent avec insistance, l'image de personnes et de familles qui ont perdu le rêve et la dignité, parce que, portées par le milieu et l'ambition, elles se sont habituées à voir les personnes comme des choses ou comme des objets de désir, producteurs de sensations et symboles de richesse et de pouvoir.

 

Sans nous en rendre compte, nous sommes en train de créer une société où les personnes deviennent comme la "supervoiture". Elles peuvent éblouir les yeux et captiver le coeur, mais souvent, au bout d'un certain temps, elles n'intéressent plus parce qu'elles ont perdu l'attrait de la nouveauté ou s'est éteint le feu du désir et de la passion, ou bien, elle n'offre plus ce que nous avions imaginé ou espéré. Comme elles ne nous satisfont plus, si nous trouvons "un nouveau modèle" plus attrayant, qui séduit avec des promesses de bien-être, "nous changeons ou remisons" le vieux modèle. Et ainsi, commence une nouvelle aventure qui, probablement, finira comme celle d'avant. Et nous créons une société de personnes désillusionnées, amères, déséquilibrées et, très souvent, "remisées".

 

Il sera toujours vrai qu'il y a des choses qui ne peuvent s'acheter. Ce sont des valeurs authentiquement humaines que nous ne pouvons acquérir qu'avec l'effort et la fidélité :

la personne, l'amour, l'amitié, la vie de famille, la paix, le pardon, l'honnêteté... Avec de l'argent, nous pouvons acquérir des choses et passer de bons moments mais, même si ça comporte des moments difficiles, parfois, ce n'est qu'en aimant les personnes et en étant fidèle que nous pouvons être heureux pour toujours.

 

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jc / Source : Feuillet Claret # 183

 

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05 septembre 2009

UNE NOUVELLE ANNÉE

CINQ MINUTES de réflexion à haute voix

Joseph Codina-Farrés

Une nouvelle année commence

Il y a peu de temps, nous nous souhaitions de bonnes vacances; maintenant, quand nous nous voyons, nous nous demandons: "Comment ont été les vacances? Qu'as-tu fait? Où es-tu allé?". Et tous, nous constatons que le temps a passé très vite et que ce que nous avons vécu pendant l'été s'est intégré pour toujours dans l'histoire de notre vie.

Cet été, le jour où j'ai célébré mes 75 ans m'a impressionné. Je fermais le volume 75 de l'histoire de ma vie. Comme tout le monde, j'ai pu constater qu'il y avait des pages très joyeuses et, aussi, des pages tristes; des pages agréables et, aussi, des pages que j'aurais aimé ne pas y avoir gravées; des pages de grande fidélité et des pages d'infidélité. J'ai tout offert au Seigneur, en lui disant merci pour les bonnes choses que j'ai réalisées et pour les personnes qui m'ont aidé à les vivre. Je l'ai remercié, aussi, parce qu'avec son pardon inconditionnel il a lavé, pour toujours, toute trace d'infidélité.

Quand je regarde la vie dans la perspective de l'Évangile, mon coeur s'emplit d'espérance et d'action de grâces. Chaque jour, je peux recommencer à écrire une nouvelle page dans l'histoire de ma vie, en l'emplissant de bonté, de fidélité et d'espérance. Je peux vivre libéré du poids que supposerait une vie où il n'y aurait eu ni pardon ni compréhension. Maintenant, je peux me centrer sur le présent et faire que  ma vie soit nouvelle, chaque jour. J'ai de la chance!

Une autre pensée qui m'est revenue à la mémoire a été : "L'important n'est pas d'ajouter des années à ma vie, mais plutôt d'ajouter de la vie à mes années". C'est vrai que, maintenant, je ne peux pas vivre avec le dynamisme de mes années de jeunesse ni avec l'activité débordante des années de maturité. Le corps se charge de me rappeler que je dois être réaliste et que je dois me contenter de vivre, avec joie et générosité, ce que je peux vivre et réaliser dans cette étape-ci de ma vie.

Maintenant, je peux mieux comprendre les attitudes des personnes agées avec qui j'ai partagé ma vie, par moments. Parfois, il m'était difficile de comprendre certaines des limites que leur imposaient leur âge et leur état de santé. La fidélité à la vie et au Projet de Dieu demeure la même: "Emplir de vie mes années", en accord avec ce que je suis et ce que j'ai, en ce moment. Les années passent; la vie continue!

 

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jc / Source : Feuillet Claret # 176

 

 

 

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09 juillet 2009

PRIÈRE DE ST-FRANÇOIS

CINQ MINUTES de réflexion à haute voix

Joseph Codina Farrés


DES ASPIRATIONS BIEN HUMAINES

Saint-François d'Assise était un homme de Dieu, très humain. Un homme qui gardait les pieds sur terre et qui aimait avec simplicité les personnes et la nature. Un disciple fidèle de Jésus incarné et ressuscité. Le message qu'il nous a laissé exprime les rêves que nous avons quand nous écoutons nos désirs les plus profonds. Pour devenir plus humains et pour être plus utiles à notre monde, chaque matin, nous pourrions faire nôtre sa prière et la prendre comme programme de vie pour la journée.

Seigneur, fais de  moi un instrument de ta paix.
Où il y a la haine, que je mette l'AMOUR.
Où il y a l'offense, que je mette le PARDON.
Où il y a la discorde, que je mette l'UNION.
Où il y a l'erreur, que je mette la VÉRITÉ.
Où il y a le doute, que je mette la FOI.
Où il y a le désespoir, que je mette l'ESPÉRANCE.
Où il y a les ténèbres que je mette la LUMIÈRE.
Où il y a la tristesse, que je mette la JOIE.

On pourrait encore y ajouter :
Où il y a l'indifférence, que je mette l'ACCUEIL.
Où il y a l'égoïsme, que je mette la SOLIDARITÉ.
Où il y a la solitude, que je mette la PRÉSENCE.
Où il y a des préjugés, que je mette la COMPRÉHENSION.
Où il y a du racisme, que je mette la FRATERNITÉ.
Où il y a l'exploitation, que je mette la JUSTICE.

    En faisant cela, nous réaliserions le Projet de Dieu pour l'humanité, annoncé et révélé par Jésus comme Bonne Nouvelle de salut. Nous signerions tous la proposition d'une famille et d'une société où il y aurait en permanence : amour, pardon, vérité, confiance, joie, accueil, solidarité, présence, compréhension, fraternité, justice, espérance.... C'est à nous tous de les construire!



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jc / Source : Feuillet Claret # 142

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24 avril 2009

EUCHARISTIE-MESSE

CINQ MINUTES de réflexion à haute voix

  Joseph Codina-Farrés

 

 

L'EUCHARISTIE : LE CADEAU de Jésus
à la fin de sa vie.
La manière de faire de Jésus

 

 Nous nous rappelons ce que nous avons célébré le Jeudi Sant : Jésus vivait ses dernières heures avec ses amis. Il devait les laisser, mais il voulait qu'ils continuent de palper et vivre sa présence dans la vie de chaque jour.

 Pour que ce ne soit pas qu'un souvenir qui s'efface facilement, pendant LE DERNIER REPAS, le "souper des adieux", il a fait un geste surprenant et inespéré. Il a pris du PAIN qui était sur la table, leva les yeux vers le Père du ciel et, regardant avec amour ses disciples, il a offert un morceau à chacun, en disant : "Prenez et mangez-en tous, ceci est mon corps livré pour vous... Faites ceci en mémoire de moi".

 

L'EUCHARISTIE est le CADEAU de Jésus :

Jésus nous laisse sa présence,

il nous donne son CORPS et son SANG.

C'est le cadeau qu'il fait à ses disciples

du monde entier et jusqu'à la fin du monde.

 

 

LA MESSE : La RÉPONSE des chrétiens

 

 Dès le commencements, nous les chrétiens, nous avons été fidèles au CADEAU que Jésus nous a fait. Chaque semaine, nous nous réunissons autour de LA TABLE-AUTEL pour revivre ce que Jésus nous a proposé. Dans le livre des Actes des Apôtres, nous trouvons ce témoignage : "Ils étaient assidus à l'enseignement des apôtres et à vivre en communion fraternelle, à la fraction du pain..." (Actes 2,42-47).

 Cette célébration, que les disciples de Jésus ont élaboré peu à peu en RÉPONSE AU CADEAU DE JÉSUS, nous l'appelons : LA MESSE.

 À la MESSE, nous retrouvons les éléments du Dernier Repas : nous écoutons, nous aprofondissons et nous prions la Parole de Dieu; nous nous réunissons autour le la Table, "nous refaisons le geste de Jésus" et nous nous engageons à vivre solidaires comme des frères et des soeurs qui veulent aimer Jésus.

 

L'EUCHARISTIE, "CADEAU" DE JÉSUS

et la MESSE, "RÉPONSE" DE SES AMIS,

sont le COEUR DE LA VIE CHRÉTIENNE.

Vivre la MESSE est la meilleure manière d'accepter

le CADEAU de JÉSUS.

 

 

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jc / Source : Feuillet Claret # 170

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11 avril 2009

PÂQUES

CINQ MINUTES de réflexion à haute voix

  Joseph Codina-Farrés

 

 

"Pâques" en temps de "crise"

 

 Parler de la joie pascale et d'une "vie nouvelle" en temps de "crise", peut sembler osé. Plusieurs appréhendent un horizon sombre, chargé d'incertitude. Les responsables de la politique, de l'économie et de la vie sociale cherchent des solutions. Ils s'efforcent de boucher des trous mais, la bonne solution, ils ne la trouvent pas et beaucoup de personnes souffrent pendant ce temps. Il me semble que la crise matérielle est aggravée, parce qu'il existe, en même temps, une crise de la personne qui, dans beaucoup de cas, est devenue une victime des intérêts de la société de consommation et des désirs de posséder des biens.

 Aujourd'hui, une fête aussi traditionnelle que celle de Pâques, dans notre culture, continue de nous lancer des cris de joie et des slogans pleins de vie. Ce sont des rayons de lumière au milieu de la noirceur.

 Pâques nous rappelle qu'il y a deux mille ans déjà, a eu lieu un événement surprenant qui a rempli le monde d'espérance et a donné un sens à la Vie... Non pas une vie en minuscule, purement matérielle, mais plutôt une Vie en majuscule, qui connecte avec des réalités "très humaines", plus humaine que la vie corporelle elle-même. Il nous a rappelé que la "personne" est beaucoup plus que matière passagère. Ainsi, il a sauvé la personne humaine et nous a fait comprendre que nous possédons une capacité infinie de Vie et d'Amour! Pâques, après deux mille ans, continue à illuminer l'horizon de l'humanité et de chaque personne avec la lumière de ce Jésus Ressuscité qui est sorti victorieux de la mort corporelle et nous a fait entrer dans une vie nouvelle pour toujours... dans une réalité spirituelle, plénitude de vie humaine; une Vie basée sur la communion et sur l'amour! La Vie de Dieu!

 Pâques continue à donner force à ceux qui osent suivre Jésus; il donne un sens à la vie, au-delà de la caducité du corps matériel et du temps présent! Il nous aidera à relativiser les crises corporelles et matérielles.

 Notre futur définitif, nous ne pouvons pas l'imaginer ni le comprendre, parce qu'il s'agit d'une réalité différente, la réalité de l'esprit.... mais le cas de Jésus nous offre des raisons de croire et d'espérer.

 Est-ce une illusion? Une utopie? Un rêve? Je dirais que c'est, simplement, oser croire dans la grandeur de la personne et de la vie... sorties de Dieu et destinées à trouver la plénitude en Dieu, comme et avec Jésus.

 

 

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jc / Source : Feuillet Claret # 169

 

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08 avril 2009

LA CROIX - 2

CINQ MINUTES de réflexion à haute voix

Joseph Codina Farrés

 

 

La CROIX de Jésus donne vie et “sauve”

 

La Croix de Jésus nous aide à être plus forts. Elle nous indique le chemin de l’amour authentique et nous ouvre un horizon infini, plein de vie. Jésus nous libère et nous invite à libérer les autres des croix qui tuent ou blessent la dignité de la personne, parce qu’elles sont négatives et inhumaines; mais il nous enseigne à être courageux pour porter la Croix de la fidélité et de l’amour parce qu’elle alimente la croissance de la personne humaine et ouvre le chemin à la paix intérieure, au bonheur.

 

Pour Jésus, la Croix et le Calvaire n’ont jamais eu aucune raison d’être s’ils ne conduisent pas à la résurrection et à la vie éternelle. Le fait de porter la croix, avec tout ce que cela suppose de souffrance, signifiait, pour Jésus, d’aller jusqu’aux ultimes limites de la fidélité et des forces humaines; ainsi il nous libérait du désespoir devant la souffrance et de la mort elle-même. Le message de la Semaine Sainte est profond : La croix de la fidélité, comme celle de Jésus, sera force et dynamisme qui fera vivre et nous sauvera; non par la souffrance, mais plutôt par l’amour fidèle qu’elle exprime.

 

Aujourd’hui, plusieurs ont peur de l’image de la croix. Ils veulent la retirer des lieux publics. C’est un geste facile mais qui ne suppose aucune libération, parce que les véritables croix nous les trouvons dans la vie de chaque personne. Quand nous éliminons la croix que comportent l’amour véritable et la fidélité à ses propres devoirs, nous commençons à semer des croix, dans les mille recoins de la vie des personnes, des familles, de la société; des croix anonymes contre lesquelles il est difficile de lutter; des croix que nous ne pouvons pas éliminer; des croix chargées de mépris envers les personnes et la vie; des croix oppressantes imposées par l’orgueil, l’égoïsme, l’abus de pouvoir, l’injustice, le désir de posséder et de jouir… même au détriment des autres.

 

Dans le monde, il y a et il y aura toujours, une Croix qui “sauve” la personne et l’humanité. La Semaine Sainte nous le rappelle. C’est pourquoi, quand une personne se fait baptiser parce qu’elle veut suivre Jésus, on lui fait le signe de la Croix et elle s’engage à lutter contre toutes les manifestations du mal et à favoriser tout ce qui fait grandir la vie et le bonheur. Les croix qui détruisent les personnes ne seront jamais le fruit du véritable amour; les croix qui détruisent les personnes sont le fruit de l’infidélité, de l’égoïsme, de la haine, de l’injustice, de l’abus et de l’utilisation de l’autre comme s’il était un objet. Ces croix, nous voulons les faire disparaître de la terre et de la vie des personnes! La Croix de Jésus, par contre, est une croix qui “sauve” la personne et peut sauver la société par l’amour et la fidélité. Cette Croix, nous l’accueillons et la portons!

 

 

 

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jc / Source : Feuillet Claret # 168-2

 

 

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